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Voyage d'étude de la délégation d'OP des Grands Lacs

Site de la Fédération des organisations de producteurs du Congo

Un document très critique à l’égard de la MGS est présenté au Forum public de l’OMC à Genève

Daniel Van Der Steen, 9 octobre 2013
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A quelques encablures de la réunion ministérielle de l’OMC à Bali (prévue début décembre), se tenait le Forum public de l’OMC, du 1er au 3 octobre, à Genève.

Le Forum public permet aux représentants de la société civile, des ONG, des entreprises, des universités, des médias et des gouvernements de débattre les questions qui les préoccupent et qui cette fois étaient liées à l’ordre du jour de la Conférence ministérielle de l’OMC.

C’est Frank Galtier du CIRAD qui présentait le document intitulé : "Pourquoi il est nécessaire de corriger les règles de l’OMC sur les stocks publics", dans le cadre d’une session sur l’importance des réserves de céréales.
Trois organisations du réseau mondial sur les réserves alimentaires (Oxfam, Institute for Agriculture and Trade Policy (IATP) et Fondation Nexus) organisaient le 3 octobre, de 9 à 10h30, cette session, qui visait à montrer le rôle que les réserves pourraient jouer dans un contexte de marchés alimentaires volatiles.

Il s’agissait de montrer aux gouvernements, réticents à l’égard des réserves autres qu’humanitaires, que dans un tel contexte, des réserves stratégiques de céréales pourraient constituer un instrument essentiel pour renouveler la confiance dans le rôle qu’est censé jouer le commerce international pour la sécurité alimentaire.

La proposition du G33 sur la constitution de réserves publiques stratégiques de céréales était au cœur d’un questionnement sur les contraintes imposées par les règles de l’OMC, via la limitation des Mesures globales de soutien (MGS) et sur les possibilités d’obtenir en la matière plus de souplesse.
Outre Frank Galtier, devaient participer aussi au débat Mamadou Goïta (Directeur exécutif de l’IRPAD) et George Rapsomanikis (Division Commerce et matières premières de la FAO).

Le document de Frank Galtier, intitulé : "Pourquoi il est nécessaire de corriger les règles de l’OMC sur les stocks publics", est fourni en attaché.

Les quelques paragraphes ci-après présentent quelques enjeux de la proposition du G33.

La proposition des pays du G33 face aux règles de l’accord agricole de l’OMC et la sécurité alimentaire

Préoccupés par la sécurité alimentaire dans le contexte de forte volatilité des prix, de nombreux pays intéressés par les stocks alimentaires et les achats institutionnels se heurtent aux verrous liés aux accords de l’OMC.

Les accords limitent en premier lieu les possibilités de mettre en place des stocks alimentaires publics, sauf pour mener des interventions humanitaires. Ils limitent dès lors l’utilisation de stocks pour réguler les marchés.
Les interventions se heurtent à la limitation des soutiens agricoles internes, dont le volume (la Mesure Globale de Soutien-MGS) a été calculé au moment de l’Accord agricole de 1992 et que les signataires de l’Accord se sont engagés à réduire (la MGS étant classée dans la boite « orange »).

Le 14 novembre 2012, l’Inde déposait, au nom d’une coalition de 46 pays en développement, ayant un tissu agricole composé majoritairement de petites exploitations agricoles, une proposition au Comité agriculture de l’OMC. Cette coalition, dénommée le G33 et qui comprend aussi la Chine, justifie sa proposition par des considérations de sécurité alimentaire et considère d’ailleurs que les programmes de détention de stocks sont un excellent moyen d’y arriver.

Le G33 propose notamment que les dispositions de l’Accord agricole relatives à la gestion publique des stocks visant à assurer la sécurité alimentaire soient discutées formellement à la Conférence ministérielle de Bali de fin 2013. Il demande de supprimer une phrase (la dernière de la note de bas de page 5 du paragraphe 3 de l’annexe 2 de l’Accord agricole) des dispositions de l’accord relatives à la gestion publique des stocks en vue de la sécurité alimentaire qui précise que ces programmes sont acceptables sous certaines conditions, mais doivent être comptabilisés dans la mesure globale de soutien (MGS) en considérant « la différence entre le prix d’acquisition et le prix de référence extérieur ».

Le G33 propose de remplacer cette phrase par une autre précisant au contraire que l’acquisition de stocks alimentaires par les PVD, avec pour objectif de soutenir les producteurs à bas revenus ou disposant de peu de ressources, ne devra pas être comptabilisée dans la MGS. Cela fournirait aux gouvernements plus de possibilités pour le stockage, l’aide alimentaire intérieure, les achats aux producteurs, le soutien des consommateurs pauvres et un certain contrôle des prix.

L’Inde, en tant que porte-parole du G33, précisait encore que ses marges de manœuvre avaient été réduites par l’augmentation des prix, rendant les limites de la « boite orange » trop contraignantes, d’où le besoin d’avoir des prix administrés plus élevés pour l’efficacité des programmes.

L’exemple montre bien que les règles commerciales ne sont plus à même d’apporter des solutions à la crise alimentaire, mais font au contraire partie du problème.






Participation au voyage d’étude « Les stratégies des organisations paysannes européennes pour augmenter le pouvoir de marché des producteurs »

Bruxelles, avril 2012

Caroline Amrom, 6 août 2013
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Ce voyage d’étude s’inscrit dans le cadre d‘un programme de « Renforcement des capacités de la VNFU dans l’utilisation des bons outils pour accompagner le développement de formes d’économie collective en agriculture ».

Organisé par le CSA, il a réuni une délégation de la Vietnam Farmers Union, une représentante d’AFA et une représentante d’AsiaDHRRA pour une suite de visites et de rencontres permettant d’aborder les différentes stratégies pouvant être mises en place pour récupérer un certain contrôle sur la mise en marché des produits.

La rencontre de différents acteurs provenant des divers niveaux de décision a permis d’obtenir une vision très large de la situation agricole européenne, des enjeux qui la caractérisent actuellement et des stratégies développées pour tenter de récupérer une en partie un contrôle sur la mise en marché des produits agricoles.


titre documents joints





Mai 2013 : Atelier « Renforcement des capacités de la VNFU dans l’utilisation des bons outils pour accompagner le développement de formes d’économie collective en agriculture ».

Caroline Amrom, 6 août 2013
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Ce projet vise la formation du staff de la VNFU et l’élaboration de matériel pédagogique sur les outils et stratégie relevant de l’économie collective existant et pouvant être appliqué dans le secteur agricole.

L’organisation de plusieurs modèles de formation, la production de supports pédagogique et la formation de futurs formateurs sont les principales activités du projet.

Ces ateliers ont eu pour intitulé : "Training Workshop on collective economic forms in agriculture for increased farmers market bargaining power".

Ce cycle d’atelier se justifie par le constat des obstacles et des situations critiques dans lesquelles se trouvent les petits agriculteurs et l’idetification du pouvoir de marché comme un élément clé et ce sur tous les continents.
Les argiculteurs de petite échelle et l’agriculture familiale ont souvent de très faibles capacités de négociation. Pour cela, il est essentiel qu’ils bénéficient de politiques favorables et d’un marché organisé leur permettant de vendre leur produit à un prix juste.

Les organisations paysannes se doivent de les accompagner dans l’atteinte de ces objectifs.






VNFU

Caroline Amrom, 6 août 2013
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La Vietnam Farmers Union, VNFU en sigle, est une très large organisation sociale et politique du secteur paysan vietnamien sous la direction du parti communiste vietnamien.

Elle est établie le 14 Octobre 1930 afin de rassembler, encourager et éduquer ses membres, mais aussi les représenter et défendre leurs droits et intérêts et de finalement organiser une série de services et de conseils pour améliorer leurs conditions de vie.

La VNFU est organisée en quatre niveaux du niveau central jusqu’à la base avec 63 comités exécutifs de provinces ; 655 comités exécutifs de districts et 10.474 comités exécutifs à la base pour encore 92500 branches et plus de 10 millions de membres.
La VNFU se retrouve dans toutes les communes et villages où l’on trouve des fermiers.






Formation de Leaders Paysans

Caroline Amrom, 6 août 2013
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Suite à une mission de Marius Dia (CAT/CNCR) sur la formation des leaders des paysans basée sur l’expérience sénégalaise, un document d’itinéraire de formation des leaders paysans burundais a été élaboré.
Il reprend la suite des modules à suivre ainsi que les capacités minimales pour qu’un leader soit appelé leader.

Durant la première partie du projet, 14 leaders (dont 5 femmes) ayant reçu les deux premiers modules de formation sont déjà partis à leur tour sur le terrain, pour former, chacun, 16 participants des organisations à la base : soit un total de 224 participants formés.

La formation se décline en six modules au total :

• Module 1 : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ?

• Module 2 : Où en sommes-nous ?

• Module 3 : Planification des projets (ajouté par les participants)

• Module 4 : Où voulons-nous aller ?

• Module 5 : Comment pouvons-nous y aller ?

• Module 6 : Avec qui y aller ? Comment travailler avec les autres ?

Les modules restant seront partagés dans les mois à venir tant avec les leaders qu’avec les membres des OP à la base.






FOPABU

Caroline Amrom, 6 août 2013
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Le Forum des Organisations des Producteurs Agricoles du Burundi, le FOPABU en sigle, a été créé le 9 juillet 2009 par les grandes organisations paysannes du Burundi.

Le FOPABU regroupe 7 grandes organisations et /ou confédérations nationales paysannes représentant différentes filières agricoles : CNAC pour le café, CAPRI pour le riz, APROPABU pour les palmiculteurs, CNAPCO-GIRISHAKA pour le coton, CNATHE-NYAMUKAMIGWABOSE pour le thé, CAPAD et UCODE ASBL qui représentent de manière générale l’ensemble des producteurs.

Le FOPABU a pour mission de défendre et plaider pour les intérêts du monde rural en vue de parvenir à une agriculture professionnalisée au Burundi. Pour cela elle s’est assignée les tâches suivantes :

• Rassembler les organisations des producteurs agricoles ;

• Assurer la représentation et le plaidoyer en faveur du développement du monde rural ;

• Défendre les droits et les intérêts des organisations membres ;

• S’impliquer activement dans le suivi des politiques et programmes visant l’amélioration des conditions de vie du monde rural ;

• Contribuer à fournir des informations visant le développement du monde rural ;

• S’intéresser à tout ce qui peut contribuer à la promotion de l’agriculture dans tous ses aspects ;

• Plaider pour que les programmes de développement tiennent compte des aspects de l’environnement.






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