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2014 : L’Année Internationale de l’Agriculture Familiale, quels enjeux ?

Caroline Amrom, 21 février 2014

C’est en décembre 2011 que l’Assemblée Générale des Nations Unies a unanimement déclaré 2014 comme l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale (AIAF).
Cette déclaration résulte de plusieurs années de travail et de mobilisation d’un grand nombre d’organisations de la société civile, dont l’Union des Agricultrices Wallonnes (UAW) en Belgique.

Le résultat de plusieurs années de plaidoyer

C’est au cours du 2e Forum Paysan du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) en février 2008, que germe le projet d’une campagne en faveur de la reconnaissance d’une année internationale de l’agriculture familiale. Si l’initiative est d’abord présentée par le Forum Rural Mondial, association dédiée au développement rural, un grand nombre d’associations se mobilisent pour porter le projet : au final un peu plus de 350 organisations de la société civile en provenance de 60 pays différents se sont mobilisées pour le soutien de la campagne jusqu’à l’obtention de la déclaration officielle des Nations Unies en décembre 2011. Suite à cela, deux dynamiques se sont mises en place : l’une est « officielle » et son programme est géré par la FAO ; l’autre relève de la société civile, qui a mis en place un Comité Consultatif Mondial dont la tâche est d’« organiser et orienter » l’AIAF-2014.

2014, une opportunité pour parler de l’avenir de l’agriculture familiale

L’AIAF-2014 se veut un outil de promotion de politiques actives en faveur du développement durable des systèmes agricoles de l’agriculture familiale, paysanne, indigène, coopérative et de la pêche artisanale .
L’agriculture familiale est portée comme figure de proue d’une campagne pour la reconnaissance et la défense de systèmes de production trop généralement négligés par les politiques et systématiquement marginalisés dans les dynamiques de libre marché actuelles.

Mais quels systèmes de production recouvre cette appellation générique d’ « agriculture familiale » ?

Selon les contextes nationaux et les traditions agricoles de chacun, l’agriculture familiale correspondra à des modèles ou des définitions différentes. On prend généralement comme dénominateur commun l’existence « d’un lien central et privilégié entre l’activité agricole et l’organisation familiale et plus particulièrement en ce qui concerne le patrimoine, les moyens de production, la mobilisation du travail, et la prise de décision » . Ces caractéristiques générales de fonctionnement et d’organisation sociale nous permettent de prendre en compte et de réunir une grande variété d’agricultures familiales en évitant les différenciations classiques basées sur des critères de taille ou de mode de production.

Situation actuelle

En 2011, la population rurale représentait un peu plus de 47,5 % de la population mondiale (Banque Mondiale, 2011). Au niveau de l’alimentation mondiale, on estime que 70% de l’alimentation mondiale est produite par des exploitations familiales (Conférence mondiale sur l’agriculture familiale, Bilbao,2011). Certains nous rappellent que l’agriculture familiale est le mode d’organisation de l’agriculture historiquement dominant, ce qui nous permet de souligner la grande capacité d’adaptation de ces systèmes à travers le temps, contrairement à l’image figée que certains lui attribuent (particulièrement dans les pays du sud). Elle reste en effet encore souvent assimilée à une image d’agriculture ancestrale, marginale et peu rentable : changer cette image est un des objectifs de la campagne.

Morceaux choisis d’un article publié dans le Pleinchamp d’avril 2013 sur la page du CSA

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