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27 -31 juillet 2007 : Participation à la Foire de Libramont et voyage d’étude en Wallonie de Vera Fracasso (FETRAF) et Baba Ngom (CNCR)

20 juin 2008
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Ce voyage en Belgique était une première pour ces deux représentants de la FETRAF et du CNCR qui ont partagé leur temps entre la Foire de Libramont, les 27 et 30 juillet, et les visites de terrains, les 28 et 29 juillet.

Le programme des visites de terrain a été élaboré en collaboration avec l’UAW donc ce sont les agricultrices qui nous ont reçu dans les différentes exploitations.

Vera Fracasso était tout particulièrement intéressée par le rôle des femmes dans le secteur agricole parce qu’elle vient d’être élue, lors du 2ème Congrès de la FETRAF-Sud en mars 2007, coordinatrice du département des agricultrices.

Baba Ngom en tant que Secrétaire Générale du CNCR s’est intéressé à tous les thèmes que ce voyage a permis d’abordé, c’est sur ses notes que se base ce rapport.

Durant tous le séjour, ils ont logé dans une ferme membre d’ « Accueil Champêtre ».
L’association « Accueil Champêtre » est une asbl, liée à la FWA, qui est responsable de la promotion du tourisme rural au travers de quatre initiatives : Gîte et Chambres d’Hôtes, Loisirs à la Ferme, Saveurs du Terroir, et enfin Fermes Pédagogiques.

Vendredi 27 juillet 2007

Inauguration de la Foire de Libramont sur le stand de la FWA avec les discours habituels du président de la fédération René Ladouce, de la présidente de l’UAW Anne-Marie Tasiaux et du président de la FJA Stéphane Pierrard.

Le thème de la foire cette année était la forêt « La forêt grandit l’homme » mais c’est essentiellement le nouveau programme d’aide à l’investissement « AIDA » que les présidents ont décidé d’aborder dans leurs discours. Anne-Marie Tasiaux a tout de même abordé le thème de la souveraineté alimentaire :

La souveraineté alimentaire est aussi très importante pour nous. Nous avons le devoir de la revendiquer pour TOUS les agriculteurs du monde. Qu’ils puissent au moins nourrir leurs familles sur leur exploitation ! Dans ce monde où l’on s’apprête à privilégier les bio-carburants, on ne doit pas oublier l’alimentation des humains et des animaux. (60 % des protéines végétales sont consommées par les animaux).

Le ministre Benoît Lutgen est également intervenu pour répondre notamment aux questions sur « AIDA » et souligner qu’il est confiant que le secteur agricole sera bien représenté au sein du futur gouvernement. La ministre Sabine Laruelle n’a pas pu participer à cette inauguration précisément à cause des négociations pour la formation du nouveau gouvernement.

Plusieurs stands en relation avec la souveraineté alimentaire ont été visités.
- Echange sur le Brésil avec Philippe Loecks de l’Union Nationale des Agrobiologistes Belges (UNAB).
- Discussion sur les questions de transformation et commercialisation avec Aurélian Mbzibain du North West African Farmers Organisation (NOWEFOR) et Gariko Korotoumou de la Confédération Paysanne du Faso (CPF).
- Visite du stand de la FUGEA pour le lancement de leur nouveau label « saveurs paysannes »

Samedi 28 juillet 2007

MATIN : Visite de l’exploitation de Marie-Paule Leboutte, Vice-Présidente de l’UAW.

- Production : Lait, élevage porcin, élevage de poulet bio (pour Delhaize).
- Transformation et commercialisation : Glace, vente directe et via des petits commerces.


Marie-Paule est une personne très engagée qui souhaite aider les producteurs. Elle a fait partie du cabinet Lutgen, mais non satisfaite de cette expérience elle a préféré s’investir dans le syndicat. Aujourd’hui elle est l’une des trois vice-présidentes de l’UAW. Elle pense que la communication au sein du syndicat pourrait encore être améliorée, selon elle il n’y a pas assez d’échange entre les agriculteurs de Belgique.
Marie-Paule n’aime pas parler des autres et préfère baser son analyse de la situation du secteur agricole sur sa propre expérience. Le constat est simple la matière première est très mal payée alors que les services sont bien rémunérés d’où sa décision de transformer la plus grande partie de sa production de lait (%) en glace même si ceci représente beaucoup d’efforts dans des conditions pas toujours faciles (exigence au niveau des normes, travail dans le froid). Marie-Paule a pu employer une personne qui l’aide dans la transformation et lui permet de moins s’exposer au froid.

Selon elle, la femme est très importante sur une exploitation familiale parce que c’est elle souvent qui permet de diversifier et/ou de transformer la production. De plus en plus de femmes ont quitté l’exploitation agricole pour des raisons économiques mais aussi en quête d’une reconnaissance sociale. Il faudra voir si le nouveau statut social du conjoint-aidant (90% des conjoints-aidant sont des femmes tous les secteurs confondus) permettra d’atténuer cette tendance. En 2005, la main-d’œuvre féminine représentait 32% du total de la main-d’œuvre agricole (chiffres Région Wallonne).

Marie-Paule s’investit aussi beaucoup dans l’éducation de ses trois enfants. Elle souhaite les sensibiliser à la valeur du travail pour ce faire elle leurs demande par exemple de l’aider le week-end à vendre la glace.
Enfin en ce qui concerne les échanges entre agriculteurs du monde et les sujets plus internationaux, Marie-Paule a répondu aux questions de Vera et Baba et a précisé les points suivants :
Elle considère que l’agriculture n’est plus valorisée et que le secteur est une monnaie d’échange dans les négociations commerciales internationales.
Sur les subventions, elle considère que c’est un sujet très complexe mais qu’en règle générale les subventions ne sont pas négatives en soi et peuvent être même nécessaires. Le problème c’est leur répartition et le fait que certains n’y ont pas du tout accès créant ainsi des injustices.
Sur la sécurité alimentaire elle est amusée par le fait que dans certains endroits du monde la sécurité alimentaire signifie le manque de nourriture alors qu’en Europe il s’agit de ne pas « mourir en mangeant » elle fait allusion aux différentes crises sanitaires de la vache folle à la fièvre aphteuse en passant par les empoisonnements alimentaires.
Marie-Paule nous a offert le couvert, au menu : œufs de la ferme, frites et glace qui est la marque qu’elle a déposé.

APRES-MIDI : Visite de l’exploitation de Béatrice Van Vynckt.


- Production : Lait, viande, porcelets, pommes de terre, betterave sucrière, maïs, blé
- Transformation : Beurre (1/8 de la production de lait est transformé, le reste est vendu à une laiterie), vente directe et via des petits commerces, commercialisation également des sacs de pommes de terre
- Superficie : 100 ha
Pour Béatrice la diversification de la production est une nécessité pour ne pas avoir tous les œufs dans le même panier et aussi suivre au mieux les souhaits des consommateurs. Ce sont d’ailleurs les désirs des consommateurs qui ont entrainé, selon elle, des changements dans les moments de production et la technologie a permit ces changements.
Béatrice et son mari ont d’ailleurs investi dans l’achat de plusieurs machines notamment pour la récolte et le conditionnement des pommes de terre. Leur taux d’intérêt s’élève à 6%, ils en payent 4%, les 2% restants sont couverts par le Fonds d’Investissement Agricole (FIA). Ils cultivent quatre variétés de pommes de terre différentes ce qui leur permet de vendre toute l’année.

Ils sont également « multiplicateurs » de semences de froment. C’est-à-dire que chaque année ils achètent leurs semence en septembre auprès d’un centre de recherche et après la récolte ils revendent les semences à ce même centre qui les trie à nouveau. Ce système à pour but de leur assurer les semences de l’année suivante et d’aider le centre dans ses recherches pour améliorer la qualité des semences. Ils reçoivent pour cela une prime de « multiplicateur ».

La fille de Béatrice assure la traite des vaches pour permettre à ses parents de prendre 5 jours de vacances par an. Il y a de grandes chances que le fils reprenne l’exploitation ; pour l’instant il travaille dans une ferme voisine le matin et aide ses parents l’après-midi.

Dimanche 29 juillet 2007

MATIN : Visite de l’exploitation de Michèle Béguin

- Production : Lait, viande, maïs, orge, betterave, blé
- Transformation et commercialisation : Beurre, vente directe et via des petits commerces

Cette ferme est un bel exemple des fermes carrées anciennes, elle aura 150 ans en 2008. Elle est dans la famille de Michèle depuis 1918. Celle-ci nous décrit un peu le mode de fonctionnement de la ferme au début du siècle passé avec les nombreux employés agricoles et les étables pour les chevaux de trait. Le propriétaire de la ferme était un peu considéré comme le patron d’une entreprise.
Aujourd’hui Michèle et Etienne travaillent seuls sur l’exploitation. Leurs enfants sont encore jeunes 11 et 15 ans et la seule tâche que Michèle leurs demande de remplir est de participer à la production du beurre qui se fait une fois par semaine, le mardi matin, avant d’aller à l’école.
Même observation que lors des visites précédentes, la transformation devient une nécessité pour avoir une valeur ajoutée. Récemment Michèle s’est lancée dans la production de beurre riche en Oméga3 (en ajoutant du lin dans l’alimentation des vaches) pour satisfaire la demande des consommateurs de plus en plus à la recherche de ces produits. Il est vendu €6,5/kg.

Un autre produit que Michèle et Etienne commercialisent eux-mêmes est le blé. Ils ont investit dans un hangar sophistiqué pour stoker le grain. Ainsi ils surveillent l’évolution du cours dans le journal et le commercialisent au meilleur prix. Les autres cultures servent essentiellement à l’alimentation du bétail.

Le bétail est constitué de Blanc Bleu Belge (BBB) pour la viande et de Pie Noir pour le lait. Le BBB est une race améliorée : très peu de perte (70% de viande). Le seul bémol les veaux doivent naître par césarienne chaque vache est opérée maximum quatre fois. Mais le coût de la césarienne (environ €90) est largement compensé par le prix du veau (environ €750 contre €100 pour un veau pie noir).

Un autre investissement important qu’on fait Michèle et Etienne a été la transformation des anciennes écuries pour les chevaux de trait en 3 appartements loués à l’année et en deux gîtes, l’un d’une capacité de 4 à 6 personnes et l’autre de 6 à 8 personnes.
La promotion de ces gîtes est assurée par « Accueil Champêtre ». Si cette transformation représente l’investissement le plus coûteux, il s’avère que le tourisme à la ferme est aussi l’activité la plus rentable.
Enfin nous avons eu l’occasion d’aborder plusieurs sujets comme la question foncière. Michèle et Etienne nous ont expliqué qu’une partie des terres leur appartienne et l’autre est louée comme c’est souvent le cas en Wallonie (la majorité de la superficie agricole est exploitée en faire-valoir indirect, 69,4%). Dernièrement un propriétaire a souhaité reprendre sa terre, ils ont étaient contraints de trouver d’autres terres pour ne pas diminuer leur production de grain. Celles-ci étaient à vendre, un autre investissement important le prix de la terre ne cessant d’augmenter (il est aujourd’hui d’environ €12 000/ha). Michèle et Etienne considèrent ce dernier investissement comme une façon d’assurer leur pension.

Un autre sujet que nous avons abordé est la question des exportations. Michèle pensait que seuls les agriculteurs européens étaient soumis à des normes très sévères. Baba lui a expliqué qu’il était également très difficile pour les agriculteurs africains d’exporter à cause de ces mêmes normes. Les deux ont convenu qu’il était regrettable lorsque les importations faisaient baisser les prix sur les marchés.

APRES-MIDI : Visite de la chèvrerie de Mielmont


- Production : Lait
- Transformation et commercialisation : 9 grandes catégories de fromage, vente directe des fromages et du lait cru sur la chèvrerie et sur deux marchés voisins les mercredis et samedis matins.

Un jeune couple Hélène, Vétérinaire, et Jean-Jacques, fils d’agriculteur, se sont lancés dans cette aventure il y a trois ans. Leur cheptel de départ était de 20 chèvres et ils ne possédaient pas de salle de traite seulement un appareil et une cruche.

Aujourd’hui ils possèdent 140 chèvres et viennent d’investir dans une salle de traite qui leur permet de traire 10 chèvres à la fois. Comme pour les bovins la traite à lieu 2 fois pas jour. Il faut compter environ 10 litres de lait pour un kg de fromage.

Sans compter l’investissement des bâtiments, chaque chèvre coûte 0,45€/j en moyenne et rapporte €6. En effet, chacune permet de produire 3 fromages type « crottin » vendus €2 pièce.
Pour limiter les problèmes de parasites et de vers (les traitements sont chers), les chèvres demeurent dans l’étable et n’ont pas accès aux pâturages.

Hélène continue ses activités de vétérinaire ce qui représente un revenu supplémentaire. Il y a peu son cousin est venu les rejoindre pour ouvrir un restaurant attenant à la chèvrerie. Nous avons déjeuné dans ce restaurant. Bien sûr le menu est pensé autour des fromages.
Hélène explique leur succès en partie par le fait qu’il y a une demande pour les fromages de chèvres et que pour l’instant il n’existe qu’une vingtaine de chèvreries en Belgique. Elle a d’ailleurs du suivre sa formation en France. De plus l’élevage des chèvres ne requiert pas beaucoup d’investissement au départ.

Hélène nous a fait visiter la salle de moulage et de séchage cette dernière sert également de magasin (température 20°c). Hélas, Hélène était de garde la nuit précédente et n’as pas été en mesure après la visite de passer plus de temps avec nous pour parler plus en détails de son expérience ou de l’installation des jeunes en général.

En fin d’après-midi nous nous sommes retrouvés Vera, Baba et moi pour faire un débriefing des deux journées de visites. Nous ne nous sommes pas tellement penchés sur l’évaluation de ces visites (ce qui serait fait lors du débriefing final le 31) mais avons plutôt profité de cette occasion pour mettre en commun nos informations et permettre la rédaction de ce rapport.

Lundi 30 juillet 2007

MATIN : Foire ed Libramont

Nous sommes arrivés un peu plus tôt sur la Foire pour permettre à Vera et Baba de faire un tour avant de reprendre nos activités. La Foire de Libramont est assez exceptionnelle. Elle fut créé en 1926 pour promouvoir l’utilisation du cheval ardennais mais elle a bien évolué et constitue aujourd’hui avec ses 550 exposants environ, un évènement incontournable pour tous les acteurs du monde rural. Cette année elle a attiré 177 394 visiteurs.

A 11h30 Vera et Baba ont participé à une conférence de presse sur le stand de la Plateforme Souveraineté Alimenaire (PFSA) en présence du Ministre Benoît Lutgen, d’Anne-Marie Tasiaux, de Gariko Korotoumou et d’Alex Danau.

Cette conférence portait sur la réforme de l’organisation commune de marché du lait et des produits laitiers en Europe et l’impact de cette réforme sur les agriculteurs en Europe et ailleurs.

Alex a fait part des travaux du groupe lait de la PFSA en insistant sur le fait que s’il y avait pas mal de divergence au sein du groupe tous s’entendait pour dire qu’un système de gestion de l’offre était nécessaire. Le ministre s’est engagé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour préserver le système de quotas.

Le lait est un thème qui tient la PFSA à cœur notamment du à l’importance de la production laitière au sein de l’agriculture familiale. Le 24 septembre prochain sera organisé à Bruxelles un séminaire international sur le lait et la gestion de l’offre auquel participeront d’ailleurs un membre du CNCR et de la FETRAF.

Après la conférence de presse, Anne-Marie Tasiaux nous a invités a déjeuner avec Anne Pétré, Coordinatrice de l’UAW responsable des questions de santé et sécurité sociale. Deux questions ont été abordées lors de ce déjeuner :
- Le souhait d’Anne-Marie de concrétiser les échanges que l’UAW a pu avoir avec des syndicats comme la FETRAF ou le CNCR. Elle avance par exemple l’idée de la rédaction d’une charte. Ce qui n’est pas encore clair c’est l’importance accordée à la question des femmes en milieu agricole au sein de cette initiative. L’UAW nous fera parvenir un document clarifiant ses intentions à ce sujet et nous le ferons circuler auprès de la FETRAF et du CNCR.
- Le système de sécurité sociale pour les agriculteurs en Belgique. Baba était intéressé par cette question dans le cadre du groupe de travail dont le CNCR est responsable pour la loi d’orientation agro-sylvo-pastoral au Sénégal. Vera dans son mail du 6 juillet était également curieuse de connaître l’accès des agriculteurs et notamment des agricultrices aux soins de santé.

Anne Pétré explique qu’il n’existe pas en Belgique un statut spécial pour les agriculteurs comme c’est le cas en France par exemple. Ils sont en fait considérés comme des travailleurs indépendants. Pendant un temps, les cotisations de santé étaient facultatives pour les personnes fragiles économiquement. Mais ce système de solidarité a montré ses limites et ces cotisations vont devenir obligatoires en 2008. En effet des études ont démontré que les personnes qui utilisaient le plus la sécurité sociale étaient également les personnes qui payaient le moins de cotisations.

Le producteur doit verser 20% de son revenu à la sécurité sociale.
En ce qui concerne le statut des femmes, Anne-Marie explique que ça fait 35 ans qu’il y a une mobilisation pour la reconnaissance du statut de travailleur de la femme sur l’exploitation agricole. Cette reconnaissance existe enfin depuis 2005. Le maxi-statut du conjoint-aidant auquel peuvent s’affilier les agricultrices procure une couverture complète et à part entière dans le cadre du statut social des indépendants : pension propre, allocations familiales, soins de santé, incapacité de travail, invalidité et maternité.

APRES-MIDI : Visite d’une coopérative qui produit des carottes bio et conventionnelles.
Créée en 1991 par quatre agriculteurs, la Coopérative de l’Yerne est spécialisée dans la culture et la commercialisation de carottes pour le marché du frais. Aujourd’hui elle regroupe 27 agriculteurs de la région de l’Hesbaye. Pierre Roberti un des quatre fondateurs de la coopérative nous parle de cette entreprise et nous fait visiter la chaîne de conditionnement. Débat sur plusieurs sujets : le challenge des coopératives de garder ses bons producteurs un parallèle est fait avec la CORLAC dans le Rio Grande do Sul ; la question des exportations et l’impact sur les producteurs locaux, en effet si la plupart de son marché est local et européen il arrive à cette coopérative d’exporter vers le Sénégal et la Guadeloupe ; enfin la question de la production bio dans le contexte des problèmes de sécurité alimentaire dans le monde.

Mardi 31 juillet 2007

MATIN : Séance de débriefing au CSA

Après avoir brièvement décrit le séjour nous nous sommes attardés sur la valeur de ce sty le de visites notamment suite à une observation faite par Vera par rapport à son souhait de rester sur une exploitation plus longtemps (2 ou 3 jours). On en déduit qu’il y a trois types d’échanges :
- les échanges qu’on peut définir comme « politique » qui ne requiert pas nécessairement de visites de terrain et dont le but premier est de réfléchir sur l’action politique des OP.
- les visites de terrain brèves (quelques heures), elles permettent d’avoir un aperçu du paysage agricole du pays visité et d’engager une discussion avec les acteurs sur le terrain sur certains thèmes précis d’ordre technique et/ou politique
- les stages d’une durée plus longue (quelques jours) sur une exploitation qui permettent d’approfondir certains thèmes essentiellement techniques d’où la nécessité qu’ils se déroulent sur l’exploitation.

Nous soulignons que ce dernier type d’échange n’est pas entrepris par le CSA car il ne concerne pas directement son axe de travail principal qui est d’agir en faveur de politiques agricoles et commerciales plus solidaires.

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