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La Plate-Forme Souveraineté Alimentaire

Alex Danau, 29 mai 2008

La Plate-Forme Souveraineté Alimentaire rassemble les organisations agricoles et paysannes, les organisa-tions de solidarité internationale, les organisations d’environnement et les organisations de consom-mateurs.

Ces organisations travaillent ensemble pour défendre, au Nord comme au Sud, la régulation de l’agriculture et du commerce. L’alimentation ne peut se résumer à une simple marchandise.

L’agriculture a besoin de politiques agricoles et de régulations de marchés fortes pour répondre aux attentes de la société. C’est pourquoi, la PFSA et ses membres font un travail de plaidoyer politique au niveau belge et européen et une sensibilisation du public pour renforcer cette pression politique et changer nos comportements.

Histoire de la plate-forme souveraineté alimentaire

1989 La Coalition pour une Agriculture de Qualité (CPAQ)

La CPAQ constitue la première structure de concertation belge francophone entre organisations de différents secteurs sur les enjeux agricoles au Sud et au Nord. Elle est lancée par le CSA dans le cadre d’un projet européen d’éducation au développement, mais va survivre bien au-delà de la durée du projet.

Sa mise en place se réalise dans un contexte assez différent d’aujourd’hui, alors que les organisations d’un secteur donné ne se préoccupent que peu ou pas du tout des enjeux auxquels les autres secteurs veulent ou doivent faire face. Ainsi par exemple, il est clair que, à ce moment, le secteur agricole est encore peu conscient des problèmes d’environnement et que, d’autre part, les secteurs du développement, de l’environnement ou des consommateurs sont peu conscients des problèmes auxquels doivent faire face les producteurs européens.

L’action de la CPAQ de 1989 à 1995 Le mot d’ordre fondamental de la CPAQ sera de « produire moins mais mieux » en Europe, de manière à limiter les exportations et l’aide alimentaire européenne (qui dépend au départ de la Direction agricole de l’Union européenne.

A la CPAQ, on traitera des politiques agricoles et commerciales (le Cycle d’Uruguay du GATT qui aboutira en 1992), des politiques de coopération, de politiques d’aide et de sécurité alimentaire, de politiques d’environnement (notamment la problématique agriculture et eau), des processus de production (cfr le colloque « d’herbe et de paille » qui visait à valoriser l’élevage sur prairie au lieu du « hors sol » qui est à l’origine de la surproduction et de la pollution.

1992 Naissance du Réseau des coalitions et alliances pour l’agriculture durable (RECAD)

La CPAQ s’engage dans la construction du réseau européen des Coalitions multi-sectorielles sur l’agriculture, le RECAD en est un des membres dynamiques.

1995 Fin de la CPAQ

La CPAQ s’engage dans la préparation du Sommet mondial de l’alimentation (SMA) de la FAO à Rome (novembre 1996), mais disparaît avant la tenue du SMA pour des raisons institutionnelles.

1997 Naissance de la plate-forme souveraineté alimentaire

C’est après le SMA que le réseau des anciens membres de la CPAQ est remobilisé par le CSA dans le cadre d’une plate-forme nationale qui prépare le SMA.
Peu après, la plate-forme est administrée par un Comité de pilotage comprenant, en plus du CSA, le CNCD, Oxfam Solidarité, Peuples Solidaires, PAN (Pesticide Action Network), Consumer Group.
La plate-forme de suivi du SMA va prendre la dénomination de « plate-forme souveraineté alimentaire » ou PFSA.

1999-2002 Vie et mort de la CWAAD

C’est en parallèle à l’existence de la PFSA que va se constituer, dans la foulée des « états généraux » de la société civile organisés par les Verts en Belgique, la Coalition wallonne pour l’alimentation de qualité et l’agriculture durable (CWAAD).

Cette coalition est plutôt ancrée dans les organisations agricoles et rurales. Les autres secteurs impliqués sont, dans l’ordre décroissant, l’environnement, les consommateurs et les organisations de développement.

Si on compare à la PFSA, la CWAAD a aussi travaillé sur des thèmes internationaux touchant l’agriculture belge, comme la PAC et l’OMC, mais elle a abordé ces questions en mettant d’avantage l’accent sur les impacts de ces politiques en Wallonie et en abordant par ailleurs d’avantage de problèmes belgo-belges, tels que notamment :

- la crise de la dioxine en Belgique ;
- les signes de qualité des produits agricoles ;
- les systèmes d’alimentation du bétail.

2003 Naissance du réseau des PF européennes pour la souveraineté alimentaire

Ce réseau se constitue entre coalitions de plusieurs pays de l’Union européenne (Autriche, Belgique, Pays-Bas, France, Espagne, Italie, Luxembourg, Royaume Uni) qui travaillent sur la réforme de la PAC et évaluent l’impact des politiques agricoles européennes.

1997-2008 La PFSA La Plate-forme Souveraineté alimentaire est l’instrument qui permet la participation des ONG de la Communauté française de Belgique aux débats, aux niveaux belge, européen et international, sur l’agriculture, l’alimentation, la sécurité alimentaire.

Les thèmes qui ont été abordés :

- les réformes de la PAC ;
- le suivi des négociations agricoles à l’OMC ;
- la multifonctionnalité de l’agriculture ;
- le suivi du SMA ;
- promotion d’un Code de Conduite en vue du respect du droit à l’alimentation ;
- la préparation de la présidence belge de l’UE en 2001, en particulier du volet « souveraineté alimentaire ».

Les actions qui ont été menées :

- échange d’informations et concertation entre organisations de divers secteurs ;
- définition de positions communes, y compris avec les organisations néerlandophones ;
- formation sur les enjeux de la PAC ;
- visite de terrain sur les enjeux de la PAC ;
- publications (négociations agricoles à l’OMC, multifonctionnalité de l’agriculture) ;
- séminaire sur les enjeux de la PAC, de l’OMC ;
- campagne sur les négociations agricoles à l’OMC ;
lobbying ;
- conférences de presse ;
- préparation des positions européennes (Réseau des plates-formes européennes pour la souveraineté alimentaire) ;
- stands lors de foires et autres événements (ex. Foire agricole de Libramont).

Intérêt du modèle de travail :

- rapprochement des points de vue au sein de la société civile ;
- définition de propositions plus réalistes car prenant mieux en considération les contraintes de chaque secteur ; approche plus holistique ;
- meilleures possibilités de collaboration entre organisations de divers secteurs ;
- efficacité accrue du lobbying ;
- légitimité accrue des revendications ;
- possibilités de travail en commun entre organisations de réseaux concurrents dans le même secteur.

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