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Mieux connaitre les exploitations familiales et leurs transformations

Bilan des activités de l’observatoire du ROPPA, et échanges sur les partenariats OP-recherche-Etat

Julie Flament, 14 octobre 2015
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Du 24 au 26 juin 2015 à Dakar, le ROPPA, le CNCR et le CSA ont coorganisé dans le cadre de PAEPARD un atelier d’échange sur le thème du suivi des exploitations familiales.

C’est en particulier le thème du partenariat entre OP, recherche et Etat qui a été exploré, puisque ces acteurs partagent tous l’enjeu de mieux connaitre les exploitations familiales et leurs transformations.

Consultez le compte-rendu de l’atelier !

Mieux connaitre les exploitations familiales et leurs transformations : un enjeu partagé par les OP, la recherche et l’Etat

De par leur nature et leur structuration les OP ont un rôle essentiel pour comprendre la réalité des exploitations familiales. Mieux connaitre leurs membres est par ailleurs un enjeu de taille pour les organisations paysannes (OP) : meilleur ciblage des services apportés aux membres, mise en œuvre des opérations économiques collectives, génération d’informations pour étayer le plaidoyer et orienter les politiques, etc.
C’est ainsi que des dispositifs de suivi des exploitations familiales ont été mis en place dans de nombreuses OP en Afrique de l’Ouest. C’est notamment le cas au Sénégal où le CNCR et ses fédérations membres sont engagés dans une dynamique d’envergure de suivi des exploitations (voir plus loin) ainsi qu’au niveau de la Région avec la mise en place d’un observatoire régional des exploitations familiales par le ROPPA (voir plus loin).

L’expérience montre que la durabilité de ces dispositifs repose sur l’intérêt qu’y trouvent les familles suivies. Pour cette raison, les dispositifs de suivi ont intérêt à reposer avant tout sur le conseil aux exploitations. Ceci implique notamment certaines modalités dans la démarche de suivi, que l’on peut dès lors qualifier de « paysanne ».

A côté de ces dispositifs paysans, d’autres initiatives sont développées par les Etats, la recherche et les institutions de développement afin de renseigner les réalités de l’agriculture familiale. Il est en effet nécessaire d’accéder à des informations structurées concernant les exploitations agricoles, comme cela a été rappelé lors des « Rencontres internationales agriculture familiale et recherche » initiées par les organismes de recherche du pôle Agropolis International en juin 2014 en France, dont les actes soulignent notamment la demande forte pour « des systèmes d’informations globaux qui renseignent sur les changements en cours dans le secteur agricole sur les territoires », ce qui implique notamment des définitions et typologies partagées .
A titre d’exemple, une initiative notable est celle de l’Observatoire des Agricultures du Monde (WAW : World Agriculture Watch) portée depuis 2011 par la FAO, le FIDA, les Autorités françaises et le CIRAD, qui sollicitent aussi les services publics chargés des statistiques agricoles. On note d’autres initiatives, bien que moins centralisées, d’évaluation de l’impact des interventions et des politiques par les institutions de développement, imposée par les bailleurs de fonds. Enfin, les services publics génèrent eux aussi leurs propres statistiques sur le secteur agricole.
Un enjeu partagé par ces différentes initiatives est la représentativité des données ainsi que la construction d’indicateurs universels. En ce sens, nous pouvons la qualifier de « scientifique ».

L’atelier des 24-25-26 juin 2015

Comment créer des synergies entre ces initiatives « paysannes » et « scientifiques », notamment pour éviter de dupliquer les efforts et de mieux valoriser les moyens disponibles, tout en renforçant le rôle des OP dans l’atteinte de la sécurité alimentaire en Afrique ? C’est la principale question qui a été posée par cet atelier.

Pour y répondre, l’atelier s’est basé sur plusieurs initiatives existantes :
-  L’observatoire régional des exploitations familiales du ROPPA ;
-  L’Observatoire des Agricultures du Monde (WAW : World Agriculture Watch) ;
-  Les dispositifs paysans de suivi des exploitations familiales, notamment au Burkina, Mali, Togo, Côte d’Ivoire et avec un focus particulier sur le dispositif mis en place au Sénégal par le CNCR et le projet multi-pays PAMEF ;
-  Les dispositifs étatiques de recensement agricole, en particulier celui mis en place au Sénégal par la Direction de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques Agricoles (DAPSA).

L’atelier a rassemblé des représentants d’OP, de la recherche et des services étatiques autour de trois sessions d’échanges :
- 1) Bilan des activités de l’observatoire régional du ROPPA
- 2) Enjeux et méthodes de suivi des exploitations familiales pour les OP, la recherche et l’Etat
- 3) Mécanismes de collaboration entre OP, recherche et Etat sur le suivi des exploitations familiales

Les échanges entre parties prenantes ont permis d’envisager un partenariat entre Etat, OP et Recherche visant à suivre et comprendre conjointement les transformations de l’agriculture en cours et à venir, en nourrissant un dialogue informé nécessaire au pilotage stratégique et servant aux OP dans le suivi et le conseil aux exploitations familiales.

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